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Le retour du loup


Maître incontesté de la faune eurasienne, le territoire des loups s'étendait par le passé de l'Irlande au Japon et des terres polaires à la Méditerranée. Il était présent sur presque tous les biotopes, des déserts de glace au désert de sable, avec comme terre de prédilection les forêt sauvages.

Toujours présents en ex-URSS et dans quelques poches Européennes, son territoire n'a plus rien de comparable avec le passé.


A pas de loup...


Le loup est aujourd'hui protégé dans la majorité des pays d'Europe. Il bénéficie de diverses conventions internationales, photo tous droits réservés Planete.org, 1998dont la Convention de Berne qui protège les espèces et les habitats naturels menacés au niveau international.

C'est l'Italie pour le moment qui a réussi le sauvetage de l'espèce sur son territoire. En 1976, il n'y avait pas plus d'une centaine d'individus qui survivaient sur son territoire. Une sensibilisation de la population rurale, suivie d'un statut de protection totale, ont permis une multiplication par cinq de l'effectif en vingt ans. Ceux-ci occupent maintenant de nombreuses régions italiennes et vont même jusqu'à reconquérir des territoires à l'extérieur de ce pays.

C'est ainsi qu'en novembre 1992, un loup italien est officiellement repéré dans le parc du Mercantour. Malgré des oppositions souvent excessives, il y a maintenant une vingtaine d'individus qui s'y maintient. Un loup a été photographié cet été dans le parc de la Vanoise et des individus isolés ont même été observés dans les Vosges et dans la région de Grenoble.

Vers une cohabitation avec les bergers ?

Avec près de 800 brebis tuées en 1997, principalement durant la belle saison, le retour du loup dans les Alpes ne passe pas inaperçu chez les bergers. Il faut cependant relativisé les dégâts causés par les loups, les chiens errants tuent sur le territoire français 10 à 15 fois plus de têtes.

Sensible à ce problème, les instances politiques européennes préconisent un élevage ovin adapté à la présence du loup, en évitant le surpâturage, encourageant la création d'enclos fermé et l'élevage de chiens de berger. Deux à trois montagnes des Pyrénées vivant au milieu du troupeau peuvent ainsi protéger 300 à 2500 brebis.

Il ne faut pas se voiler la face, le retour du loup pose des problèmes non négligeables, il est ainsi responsable de la mort d'un nombre non négligeable de moutons, même si dans bien des cas, les morts attribuées au loup sont la conséquence de chiens errants. Un système de compensation financière a été mis en place afin de garantir un dédommagement des populations locales et d'apaiser les querelles. Bien que réparant gracieusement les dégâts matériels, ces indemnités ne réparent pas le harcèlement incessant dont sont victimes les bergers.

Bénéficiant d'une popularité croissante avec 80 % des français favorables à la réintroduction du loup dans le parc du Mercantour (Sondage SOFRES 1995), l'avenir du loup n'a jamais été aussi radieux depuis plusieurs siècles.

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Tous droits réservés Thierry Nouet & Vincent Tandart, 1999